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Causerie rêveuse #8 - La motivation

 

Retrouvez chaque mois un entretien entre nos onironautes autour d'une thématique liée à l’art, la psychologie, la philosophie, le rêve ou tout autre sujet digne de réflexion. Les Causeries Rêveuses étaient l’une de nos rubriques les plus attendues il y a quelques années. Avec les changements de bénévoles, nous les avions arrêtées, mais à présent, grâce à notre rédactrice-en-cheffe, Yona, les revoici !


On commence cette nouvelle Causerie avec un thème que n’importe quel·le artiste - et même personne de manière générale ! - a eu affaire… La motivation. Nous nous sommes réuni·es pour donner notre point de vue sur le sujet, et voici ce que nos onironautes présent·es en pensent :

 

 

Hikaria : En ce moment, je suis obligé d’avoir de la motivation avec tous les projets que j’ai. C’est compliqué de la définir. Est-ce vraiment de la motivation ? En tout cas, quand je commence un projet, il me reste en tête. C’est un mélange d’envie et de motivation. Il y a beaucoup de choses à créer, ça donne envie de le voir avancer, prendre forme. On est content·e d’assister à ça. Je fais beaucoup de ToDoList sans tout y inscrire, j’y mets quelques tâches et une fois finies, je refais une liste pour aller plus vite et avoir l’impression d’avancer plus rapidement.

 

Blue : En observant le chemin qu’il me reste à parcourir, souvent je peux me paralyser. Mais si je découpe les tâches, le fait de les cocher les unes après les autres me donne souvent un regain de motivation. Par contre, si j’ai trop de tâches abstraites pour finir un projet ou encore si je m’arrête au mauvais moment, j’ai vraiment du mal à retrouver ma motivation. Quand un projet devient trop difficile, je sais que je dois particulièrement faire attention au découpage des tâches qui le composent. C’est rare que je me retrouve dans le fameux état d’inspiration, c’est-à-dire celui où je ne vois plus du tout les tâches à accomplir, que j’avance sans m’en apercevoir. Cet état est clairement pour moi une autre forme de motivation, que j'idéalise beaucoup. J’ai dû mal à l’invoquer, il m’est moins accessible (pour une raison que j’ignore) mais lorsque je l’ai, je peux soulever des montagnes avec une facilité déconcertante.

 

Alpharya : Pour ma part, je déteste m’attribuer des tâches, j’ai un esprit plus désordonné et ça me coupe totalement dans mon inspiration et ma motivation. Pour moi les deux vont ensemble. Si je n’ai pas d’inspiration, ma motivation baissera. Me fixer des tâches me bloque dans mes libertés. Je serais complètement démotivée, j’aurais l’impression de ne jamais y arriver et je ne pourrais plus avancer dans mes projets pendant des semaines. La motivation reviendra après m’être vidé l’esprit en faisant des activités. C’est en aérant mon esprit que je retrouve ma motivation et mon inspiration.

 

Zorume : Je n’arrive pas non plus à me faire des ToDoList et me fixer des tâches, ni  à découper un projet. Ça me donne l’impression d’avoir une montagne de choses à faire alors qu’en prenant les choses comme elles viennent, je n’ai pas besoin de me dire qu’il y a encore ça, et ça, à faire. Je sais que ça affecte ma motivation. En ce moment, j’écris plus que je ne dessine et je parviens à rester motivée grâce à un énorme facteur : l’extérieur. J’écris avec une amie avec qui on se partage des écrits. Le fait d’avoir des retours extérieurs est une grande source de motivation pour moi. Pour le dessin, je poste mes travaux sur les réseaux sociaux parce que j’aime avoir des retours, ça me permet d’en faire plus. Je pense que le plus gros facteur de motivation est le regard extérieur et les commentaires. C’est pour moi une plus grande source de motivation que l’inspiration.

 

Mercantille : Ma ToDoList personnelle me permet au quotidien de structurer mes corvées d’ordre organisationnel, ça m’aide à me motiver et je suis contente de les cocher. Pour le côté artistique, l’inspiration joue beaucoup. Le plus difficile c’est de se lancer, et aussi dans les tâches de la vie. Soit je me dis que je dois cocher cette case et ça m’aide, soit je ne suis pas du tout motivée donc je vais chercher l’inspiration qui me permettra de me lancer. Tout dépend aussi de ce qu’il y a à accomplir et de l’ambiance. Personnellement, et contrairement à Zorume et Alpharya, l’extérieur me happe et ne m’aide pas, peut-être parce que je préfère être à l’extérieur donc j’aurais l’impression de m’éparpiller car je préfère faire d’autres choses en extérieur.

 

Arcaël : En matière de musique, ce qui me motive n’est plus la composition mais l’apprentissage de nouveaux instruments et ça me plait. Quoique, ce qui me motive c’est plutôt faire des choses qui me plaisent. Je n’ai pas besoin d’inspiration ou de quoi que ce soit, si l'activité me plaît : comme pour l’apprentissage d’une langue, je serai motivé à le faire. Sans plaisir, c’est dur d’être motivé·e à faire quelque chose. Je différencie les activités qui me font plaisir et celles qui ne m’en font pas, et si ça ne me fait pas plaisir : je procrastine et finis par les faire par obligation. Évidemment, je ne fais pas seulement les activités qui combinent motivation et plaisir.

La motivation est donc vue différemment par nos artistes, et chacun·e a sa méthode pour rester motivé·e. Sans motivation, difficile de finir nos projets artistiques. On la retrouve souvent liée à la procrastination et à l’inspiration.

 

Et vous, que vous évoque la motivation ? Vous retrouvez-vous dans les témoignages de nos onironautes ? Avez-vous une vision encore différente de la chose ?

 

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