Japan Expo Paris : l’épreuve du feu

Après seulement un mois de pause depuis Geekopolis, l’asso est retournée à Paris pour la plus grosse convention qui lui sera donnée de fréquenter… J’ai nommé la Japan Expo de Villepinte ! L’ironie du sort dans cette expérience incroyable est omniprésente, alors accrochez-vous bien et suivez avec plus ou moins d’attention l’épopée que nous avons vécue, Mercantille, mon frère de 15 ans – kidnappé à la dernière minute – et moi-même ! L’avant-goût de Japan Expo Sud est l’exact contraire de ce qu’on a vécu cette fois. Je vous ai déjà dit que l’ironie nous accompagnait ?

 

Nous sommes partis mercredi matin du QG avec plein d’incertitudes : allions-nous nous démarquer des autres pour rentabiliser notre stand et amortir le refus d’Animasia – notre convention phare – qui n’a pas souhaité nous accueillir de nouveau cette année ? Notre placement qui se voulait stratégique serait-il finalement judicieux ? Parviendrions-nous à échapper aux nombreux vols qui sévissent dans cette convention réputée pour cela, alors que nous n’étions plus que deux et demi (notre frère ne faisant pas partie de l’asso et n’étant là que pour sa première sortie en festival et pour nous dépanner de son mieux) ? Tiendrions-nous la route avec la fatigue, la canicule et les efforts ? Nous n’avons pas eu le choix. Arcaël et Baron devaient nous accompagner mais en ont été empêchés. Heureusement, Flech et Lady Sly, deux de nos adhérents adorés, nous ont donné rendez-vous sur place pour nous assister sur quelques plages horaires, ainsi que d’autres de nos amis. A présent, place aux réponses à toutes ces questions angoissantes !

 

Une journée-type à la Japan Expo

 

Prenons pour exemple le premier jour de la convention, jeudi. Nous sommes arrivés au parking à l’heure autorisée pour les exposants d’entrer dans les halls. Nous souhaitions bénéficier du parking exposants juste le temps de décharger nos affaires. Mais, ô dommage ! Ce service était gratuit seulement la veille à 16h. Contrairement à la Japan Expo Sud, le parking exposant était hors de nos moyens, (17,5€ la journée, au lieu de 5€ à Marseille !!!) nous avons donc dû nous rendre sur le parking visiteurs qui était ouvert pour les infortunés tels que nous. Et pour couronner le tout, le chemin entre la position de notre stand et de la voiture se comptait en kilomètre et non en mètres… Les halls de Villepinte sont incroyablement étendus, de même que les parkings. On ne parlera pas non plus de la signalisation, il nous a été impossible de nous repérer correctement et je bénis mon sens de l’orientation. Nous avons emporté tout ce qu’on pouvait lors d’un premier voyage épuisant, puis nous avons dû en faire un deuxième pour aller chercher ce qu’il manquait (nos stocks). Calvaire n’est pas un mot assez fort pour décrire ce qu’on a vécu ! Résultat, le stand est resté sans surveillance pendant une heure, le temps de ramener à la sueur de nos fronts les pesants derniers bagages (louer un chariot ? Hors de prix aussi… Et aucun volontaire pour nous aider à porter nos tours de rangements pleines à ras bord sur le chemin). Les visiteurs affluaient déjà que tout n’était pas encore prêt chez nous. La rage au ventre, nous nous sommes activés pour finir l’installation.

 

Rien ne nous a été subtilisé, ni jeudi, ni les autres jours. Certains de nos amis ont eu moins de chance, et nous avons redoublé d’attention en apprenant cela. L’affluence dans notre couloir était à l’opposé de ce que nous y avions vécu à Japan Expo Sud. Notre quartier était peut-être excentré, mais pas assez pour décourager les visiteurs qui entraient dans la convention à deux pas de nous. Cela a été très difficile à gérer lorsque Merca et moi nous retrouvions seules pour deux tables et face à la demande, pendant les périodes de rush.

 

Il a fait très chaud mais nous avons eu la chance d’avoir la clim au-dessus de nos têtes et des éventails. Nous avons eu aussi assez de chaises et de tabourets pour proposer à nos amis de s’installer avec nous pour se reposer. Nous avons pu observer de très beaux costumes et apercevoir des guests : nous étions placé à côté des stands de webséries.

 

L’ambiance était vraiment bonne, la situation de notre stand aussi (à deux pas des toilettes, haha !) et nous ne regrettons rien. Le temps est passé plutôt vite, nous ne pensions pas que nous parviendrions si bien à tenir le coup. Malgré tous les inconvénients, on peut au moins se féliciter puisque nos efforts et notre courage ont été largement récompensés ! Nos stocks ont été raflés. Peut-être que le nouvel agencement de notre stand a porté ses fruits plus qu’espéré. Que pensez-vous dudit agencement ?

 

Des animations pour l’occasion

 

Parce que nous n’allions pas nous déplacer si loin pour rien, la team a décidé de marquer le coup en multipliant les activités sur le stand. Non loin de notre traditionnel livre d’or (avec de nombreux messages laissés par les visiteurs, merci à vous !), nous avons installé la toute nouvelle loterie onirique. Cette dernière a plutôt bien marché et les gagnants ont pour la majorité grandement apprécié leurs lots.

 

Il suffisait de piocher dans notre petite boîte d’or un papier coloré qui définissait la nature du lot. Le papier du gros lot n’a pas été tiré, ce dernier était composé d’un exemplaire de tout ce qui se trouvait sur le stand (que nous pourrions aussi bien appeler « Pack du petit onironaute en herbe »), à savoir :

  • Les livres 0 et 1 d’Orbesonge
  • Le CD d’Orbesonge
  • Les deux sketchbooks
  • Deux posters (un A3, un A4)
  • Une carte postale
  • Un marque page au choix
  • Un badge au choix

Nous avons eu de grands joueurs, avec beaucoup de chance et c’était sympa à voir. L’intérêt était aussi d’aborder notre public autrement, nous sommes heureux d’avoir proposé ce divertissement qui a semblé en amuser plus d’un. Peut-être réitèrerons-nous l’expérience !

 

Jeudi, notre Lady Sly a voulu proposer un atelier de création de chibis pour animer le stand. Malheureusement, nous n’avons pas fait de communication sur l’événement, donc nous n’avons pas réussi à le mettre en place… Ce n’est que partie remise, car ça en vaut la peine !

 

Autre animation et non des moindres, la présence quotidienne de notre Youtubeur MisterFlech. Il monte, telle une étoile, vers le firmament accompagné de ses 6000 abonnés. Nous lui avons aménagé un espace dédicaces, ce à quoi il a riposté en nous offrant deux heures de quizz pour animer le stand (le samedi et le dimanche). Les dédicaces ont été fructueuses : Mercantille a eu une crampe au poignet à force de signer cartes postales et posters (Mercantille = la voix d’Hermine, la mascotte de Flech dans son émission Reset System)  et nous avons rencontré beaucoup de nouvelles personnes adorables.

 

Quant aux quiz, il y a eu foule ! A la clef, un badge et une carte postale d’Hermine au gagnant. Les questions concernaient l’univers de Nintendo essentiellement, et il a fallu les hurler pour que les nombreux participants puissent les entendre toutes ! L’expérience est à réitérer, car elle était très plaisante pour tous (sauf les stands voisins, même si nous faisions tout pour ne pas les déranger. Toutes nos excuses…).

 

Les à-côtés de la convention

 

En-dehors de cette agitation infernale et de ses périodes de creux où la chaleur nous rendait amorphes, il y avait la route à faire. On était bien loin du confort de Marseille lors de la Japan Expo Sud, où nous vivions à 5 minutes du parc des expositions et où le froid n’était pas aussi dérangeant que cette chaleur monstrueuse. Mais avant cela, n’oublions pas les 7 heures de trajet qui relient Bordeaux à Paris, avec les embouteillages propres à la capitale (et ses automobilistes incapables de conduire correctement, ce qui éviterait bien des bouchons inutiles). Sans clim, nous aurions sans doute été encore en train de sécher au fond de notre fourgon, à l’aller comme au retour.  Ensuite, la Francilienne, matin et soir, pour rejoindre notre logement idyllique à normalement 20 minutes de là, au lieu d’une heure à rouler au pas quasi chaque jour. Pour éviter ces ralentissements le matin, nous nous levions à 5h30 pour nous préparer et partir à 6h10. Le but : trouver une place de parking gratuite. le soir, rentrer en 20 minutes était peine perdue.

 

Le quotidien que nous avons eu matin et soir en rentrant chez l’amie qui nous hébergeait nous a sauvé de l’épuisement, même s’il fallait prendre la voiture pour se déplacer. Une maison tenue au frais, une salle de bain équipée et un frigo rempli à ras bord, nous n’attendions que le retour à ce havre de paix chaque jour pour nous y ressourcer. Merci mille fois à notre hôte pour son accueil et son soutien, c’était bien plus que le bonheur !

 

Bilan : à refaire

 

Le premier jour, jeudi, a été pour nous un bon départ niveau ventes contrairement à de nombreux retours que nous avons eu. Beaucoup de personnes se sont intéressées à notre stand et globalement, c’était bien plus animé pour nous que le dimanche pour les autres. Vendredi était profitable et samedi mérite la palme d’or de la journée de convention la plus rentable depuis notre toute première sortie en salon ! Rien à redire sur la réputation de « supermarché » de la Japan Expo…

 

Évidemment, ce ne sont pas les produits concernant directement l’univers d’Orbesonge qui sont partis (nos livres, CDs et sketchbooks). Il faut dire que la déco du stand et la présentation de nos publication est à améliorer. Une partie de nos gains servira à cela.

 

La conclusion est la suivante : les petites et moyennes conventions sont bien plus intéressantes pour parler de nous. La Japan expo nous servira donc uniquement pour rentabiliser nos machines, engranger du bénéfice pour aider l’asso à payer les stands des autres festivals et retrouver notre cercle sur place (amis exposants, followers, curieux, amis tout court).

 

Le retour dimanche soir a été relativement horrible, puisque Mercantille avait oublié ses lunettes chez notre hôte… Ce qui l’a obligée à quitter la convention plus tôt pour faire un aller-retour dont on se serait bien passés. Nous avons ensuite vécu une course contre-la-montre factice, pensant que nous devions arriver à l’hôtel avant 21h30. Inutile de vous dire le stress vécu lorsque l’on a été coincés dans les embouteillages pour sortir de Paris ! La nuit d’hôtel a été détestable (la chambre était immonde et bien loin de celle que nous avions connu au retour de Marseille !), mais au moins, le coût était moindre. Nous avons fini la route le lendemain matin et à midi, nous avons enfin connu un repos bien mérité.

 

Séquence émotion

 

Mercantille et moi tenons à remercier toutes les personnes nous ayant fait coucou lors de la Japan Expo :

  • Les copains de conv’ : Sorina-Chan, La Mallette à Dessin (Tenshi-Go et Ness), Benjamin Blackflames, Arsenia, Edheldaë, Badge-man et Gaëlle.
  • Les onironautes : Aline, Evhell, Amarna, Julie Tronel et tous ceux qui nous ont découvert et se sont intéressés à l’asso et/ou à l’univers.
  • Merci à tous les fans et amis de Flech qui ont fait vivre notre stand le temps de ses apparitions à nos côtés.
  • Merci à tous ceux qui sont passés nous voir et dont je n’ai pas cité les noms. Difficile de tout écrire ici et de se rappeler de tout après une semaine de repos, mais n’ayez crainte, vous êtes forcément gravé quelque part dans un coin de notre tête. N’hésitez pas à vous rappeler à notre bon souvenir :)

Voilà, voilà ! Pour ce mois de juillet, la team va se mettre au frais pour reprendre des forces ! A bientôt pour de prochaines actualités – qui ne sauraient manquer – sur nos pages FB et Twitter !

 

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