Paris Manga : l’épreuve des 100 000

Après 100 000, on peut ajouter n’importe quel complément. Pour Orbesonge, Paris manga, c’était surtout 100 000 personnes, 100 000 km, 100 000 à l’heure pour 100 000 heures de sommeil en retard, 100 000 euros envolés pour 100 000 regards indifférents (ou presque). Tout est exagéré, bien évidemment ! Autant vous dire que notre première expérience en convention de taille supérieure nous a laissé un arrière-goût d’amertume.

 

Mais nous ne sommes pas du genre à nous plaindre dans la famille des rêveurs, alors essayons de prendre les choses du bon côté à travers le récit de notre épopée à Paris. Nous sommes navrés d’avoir mis tant de temps à rédiger cet article, et nous nous excusons d’avance pour le peu de visuels que nous avons pour l’illustrer !

 

Le gros défi : se rendre à Paris et dormir.

 

Pour réussir cette prouesse et tracter nos stocks de produits, de survie et de décoration du stand, il a fallu emprunter un fourgon et rouler pendant presque 6 heures, le soir à 16h30 en sortant du boulot. Le voyage s’est relativement bien passé, avec deux conducteurs pour se relayer, de la bonne musique et des discussions enflammées entre deux siestes d’Adaëth (le roi démon s’était beaucoup donné les trois derniers jours avec Arcaël pour produire les badges alla mano). La route était tranquille en ce vendredi soir (combien de fous pour faire Bordeaux-Paris en partant si tard, aussi ?!). Une fois à Porte de Versailles, au pied de Paris Manga, nous avons déposé Mercantille (hébergée ailleurs que les autres) et laissé le fourgon sur place pour pouvoir évoluer dans les transports en commun avec le strict nécessaire. Arrivée chez notre hôte après minuit, après une heure de déambulation dans le métro et le RER. Quel bonheur de se coucher après un tel voyage ! L’être humain est fascinant. Pouvoir supporter une journée de travail + un voyage en voiture + Paris de nuit en ne dormant que 5 heures… Chapeau !

 

Défi n°2 : s’installer pour la convention et se faire voir.

 

Le samedi matin, lever aux aurores et départ en trombe. Il faut 1H15 pour retourner à Porte de Versailles. Ceci fait, nous récupérons notre véhicule et cherchons désespérément comment nous rendre au hangar de Paris Manga. Combien de fois en deux jours avions-nous pu bien faire le tour du parc des expositions aux marquages et indications si aléatoires ? Nous préférons ne pas y penser. Nous trouvons enfin la zone de déchargement. Il nous aura fallu une heure pour tout installer et aller enfiler nos tenues d’apparat. Les visiteurs munis de leurs préventes s’étaient déjà engouffrés dans le hall lorsque nous étions encore en train de nous préparer. C’était un peu la panique à bord, pour tout avouer. Mais nous avons bien géré le tout !

Notre stand a été placé à côté de la scène des jeux vidéos et des machines pour danser en furie. Nous avons longuement hésité à acheter des bouchons pour les oreilles, et beaucoup de visiteurs nous ont souhaité bonne chance pour tenir tout le week-end. Dans la famille des surprises un peu désagréable, nous pourrions parler longuement de la file infinie pour aller aux toilettes, et la nécessité d’abandonner le stand une heure ou plus. Impossible d’obtenir un passe-droit, donc nous avons coupé la file. Un exposant est un exposant, ce n’était pas envisageable de rester à la queue éternellement. Bref !

 

Le public de Paris Manga était très différent de ceux que nous avions fréquentés à nos premières conventions de taille réduite. La tonne de stands commerciaux a happé la quasi totalité des visiteurs potentiels que nous aurions pu avoir et les stands de fanzine et de création ont beaucoup souffert de cette attraction. Nous avons eu la chance, contrairement à nos compagnons amateurs, de nous trouver dans une zone exposée au regard et à la nuisance sonore. En effet, les autres se sont retrouvés pour la plupart dans une zone quasi délaissée du hall.

 

Bilan du samedi :

  • Très peu de ventes pour nous,
  • Beaucoup de travail pour pas grand chose,
  • Peu de discussions enrichissantes.

Mais nous avons pu retrouver certains de nos amis croisés au hasard ou non (notre hôte en faisait partie), dont Benjamin Blackflames et le stand de La mallette à dessin, ainsi que Clange-Kaze, une connaissance de Deviantart ! Nous avons aussi investi chez les Noobs, en achetant Néogicia, gracieusement dédicacé par Ystos.

 

 

Défi n° 3 : Survivre le dimanche et rentrer à la maison

 

Après un restau la veille et une nuit très courte – même si nous avons pris notre temps pour revenir à la convention, dépités que nous étions – nous voilà en mode « civils », en train de réorganiser notre stand d’une autre façon. C’est un peu la tradition que nous sommes en train de créer depuis que nous sortons en expo. Nous avons décidé d’essayer de concurrencer le stand chinois à notre gauche, ou une dessinatrice exploitée créait des portraits manga à la demande et à la chaîne. Nous avons donc mis Blue sur un bord, et notre offre en avant pour voir un peu ce que cela pouvait donner. Sachant que son niveau était bien inférieur à sa voisine, nos prix ont été baissés, ce qui nous a permis d’offrir une prestation à une dizaine de visiteurs en tout (on est bien loin de la cinquantaine du stand d’à côté, mais nous sommes fiers d’avoir réussi à attirer un peu l’attention sur Orbesonge).

 

A la pause de midi, nous avons pu déguster des sushi, maki et compagnie, livrés directement au stand. Ce privilège non négligeable a participé au bilan bien plus positif de ce dimanche, où le public était certes moins nombreux, mais plus intéressé et moins pressé. Nous n’avions pas nos tenues officielles ce jour-là, et nous nous demandons si cela a pu avoir une incidence sur la fréquentation de notre stand. Le mystère sera levé sans doute à la prochaine sortie, où nous tâcherons de vérifier si ce facteur est d’importance, ou pas !

 

La journée a filé vite, nous avons pu rentabiliser tout juste notre déplacement. Nous espérons que notre simple présence aura servi à quelque chose dans le but que nous nous sommes fixés : se faire connaître ! Nous ne pensons pas retourner à Paris Manga en 2015 pour le moment. Concrètement, cette expérience a été très enrichissante, nous avons pu tester nos limites pour la première fois. Le voyage du retour (arrivée à Bordeaux vers 2H, reprise du boulot à 7H, outch) a été propice en réflexions autour de notre association et de nos stands. Cogiter nous a fait un bien fou et nous sommes prêts pour 2015, avec de nouveaux projets plein la tête à vous faire découvrir !

 

Merci d’avoir lu et à très vite ;)